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« Debout les gars réveillez-vous, ... ». Petite devinette. Qu'est-ce qui est vieux, qui fait toc-toc à des heures toujours inconvenantes ? Bravo, « rrroom serrrvice ». Mais elle nous fait bien rire, il faut l'avouer.
Nous profitons d'être debout pour aller acheter les souvenirs. Notons d'ailleurs le périple de Lilou pour trouver un cadeau à son frère. On espère tous qu'il lui plaira. Les souvenirs. Là, nous sentons vraiment le départ approcher, d'autant plus que nous connaissons maintenant l'heure de notre vol. Les tickets de bateau sont pris, l'hôtel est prévenu, il ne reste plus que deux malheureuses nuits. C'est peu.
Bon, nouvelle approche de la soirée, nous commençons à boire dans la chambre. Mais je sens que Martial et Lilou s'emportent sur l'ouzo. Pourtant les discussions vont bon train avec nos amis kangourou. L'heure tourne, il faudrait songer à manger. Il est déjà 23h30 et je n'ai pas appelé Manue. Merde.
Les Australiens nous donnent rendez-vous à « l'Underground », c'est leur dernière soirée. Lorsque nous quittons le restaurant, il est 1h30 et mes comparses sont déjà fait comme des rats ! A l'Underground, l'ambiance est sympa, sans plus, et nous faisons la pression pour changer. Et ça change. Direction le Slammer où nous sommes « accueillis » (mais c'est pas gratuit pour autant !) par des shots. Mais pas n'importe comment. Explication :
Le shot est un cul sec. Celui-ci est très peu alcoolisé, mais très sucré. Le port du casque est obligatoire. En effet, une fois le sirop bu, le barman, debout sur le comptoir, vous assène un violent coup de masse sur la tête, puis un deuxième et vous achève avec un coup de talon ! Je vous l'accorde, c'est barbare. Mais l'effet est radical. Pas de douleur, plus de jambe non plus. Et puis, ce n'est qu'une entrée en matière. Le Slammer est l'un de ces bars qui vous « offrent » un T-shirt après un petit défi de sept shots. Sept tequilas plus tard, j'ai mon souvenir de Ios. Mais PAS FACILE FACILE.
Bon, dernière nuit de Nick, impossible pour moi de craquer. Après un petit encas, nous nous rendons au « Mythos », nom de la bière grec et de ce simple bar où se retrouve tous les noctambules défoncés, fatigués mais heureux de Ios. Là, dans un état que je qualifierais de tertiaire, nous abordons absolument tous ceux et celles qui passent (et il y a du passage près de notre table, nous sommes assis près des toilettes !) toujours par la désormais sacro-sainte phrase : « Where do you come from ? ». C'est d'ailleurs à ce moment que je me suis rendu compte que si les Israéliens sont largement majoritaires sur l'ile, à cette heure et dans cet état, la palme revient aux Irlandais, suivis de peu par les Norvégiens.
Bon, s'en est trop. Il est 7h et nous nous faisons gentiment expulser. Impossible de descendre par les saintes marches. Nous faisons du stop et une seconde plus tard, un vieux bonhomme en coccinelle nous dépose très aimablement et GRACIEUSEMENT, au port. Quelques chants encore, pardon, grognements et je finis ma bière devant la porte de la chambre.
Au revoir Nick, rendez-vous à Paris. Bonjour les potes. Mais Martial, je ne pense pas que ce soit à ma vue, se lève brutalement et dans un râle de douleur et de rage, a la gentillesse d'arriver jusqu'aux toilettes pour rendre toute sa folie, et même un peu plus. Je ne saurais vous dire combien de temps cela a duré, c'est dans cette ambiance que je commence à rêver.
Publié par glsm à 13:24:32 dans Un certain voyage en Grèce | Commentaires (0) | Permaliens
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