Bon, direction le dodo sur la plage. Martial s'est remis au lit, il n'en sortira que tard. Un petit bonjour à nos voisins australiens, avec qui nous sympathisons chaque jour d'avantage.
14h. Toc-toc : « rrroom serrrvice OK ? ». J'émerge difficilement et réveille mes compagnons pour qu'«elle» puisse faire la chambre. Elle fait vite. Très vite en fait. De nouveaux draps, de nouvelles serviettes, un léger coup de balai et by. Tout ça pour ça.
20h30, pour rompre les habitudes, nous allons dîner au village. Après avoir un peu tourné, une jeune Française vient nous voir, toute tremblante : « vous cherchez un endroit où manger ? J'en connais un bien et ce serait sympa d'accepter parce que j'y travaille ». Ok, aidons nos compatriotes. Et nous ne sommes pas déçus. Le restaurant nous offre une belle vue, c'est bon et pas trop cher.
Bon, il est près de minuit, c'est pas tout, mais faut faire la fête maintenant. Direction l'Orange, le Friend's, le Zulu, ...
Vers 4h30, nous redescendons sur la plage où nous nous arrêtons pour boire un café. Nike l'Australien passe justement par-là et nous l'invitons à nos interminables discussions qui ne prennent fin qu'avec la nuit.
Ah ! Un point tout de même sur la chute, la très grosse chute, l'énorme chute de Martial. Au Friend's, une superbe indigène vient taper la conversation avec lui. Polis, Lilou et moi nous écartons et (quant même) observons. Nous voyons la jeune autochtone susurrer des mots dans l'oreille de Martial qui sourit, dit « yes, yes », rit, dit « yes, yes » et la belle s'en va. Forcément intrigués, nous le questionnons : « Ben, elle m'a dit qu'après le Friend's, elle allait dans un autre bar si je voulais venir ! » ; « Bien Martial, et quel bar ? » ; « Je sais pas, j'ai pas compris ! » !?!???? Mais nan, MAIS NAN, MAIS NAN !
Publié par glsm à 13:25:58 dans Un certain voyage en Grèce | Commentaires (0) | Permaliens
Comme promis la veille, Nike tambourine à la porte à 12h : « Debout les mecs, c'est l'heure du foot ! ». Lilou sort doucement de sa léthargie, mais lui et Martial ne mettent pas plus de 30mn à attraper le bus qui les conduira sur la plage où se joue un tournoi de foot. Pour ma part, plus de trois litres de bière et des cocktails ont eu ma peau. Surtout mon estomac. Avec tout de même une pointe vers le port, je "comate" jusqu'à 18h. Depuis, Lilou et Martial sont rentrés, épuisés, ravis mais éliminés au premier tour lors du match France-Italie par cinq buts à rien. Merci les gars !
Mais la nuit n'est pas entièrement perdue puisque Lilou cumule deux rencontres le même soir, que nous nommerons pudiquement deux « Florence », en souvenir de cette Florence d'1m20 pour 100Kg qui lui courrait après dans un cimetière de Bourgogne. Merci Lilou.
Nous croiserons les petites Françaises qui ne travaillent plus au restaurant. Et pour cause, elles l'ont rempli la veille et n'ont touché que 60Fr. chacune. Je vous épargnerai du reste de la conversation, puisqu'il me faudrait une bonne heure pour synthétiser tout ce qu'elles sont capables de dire en 10mn !
Un petit café et dodo.
Publié par glsm à 13:25:19 dans Un certain voyage en Grèce | Commentaires (0) | Permaliens
« Debout les gars réveillez-vous, ... ». Petite devinette. Qu'est-ce qui est vieux, qui fait toc-toc à des heures toujours inconvenantes ? Bravo, « rrroom serrrvice ». Mais elle nous fait bien rire, il faut l'avouer.
Nous profitons d'être debout pour aller acheter les souvenirs. Notons d'ailleurs le périple de Lilou pour trouver un cadeau à son frère. On espère tous qu'il lui plaira. Les souvenirs. Là, nous sentons vraiment le départ approcher, d'autant plus que nous connaissons maintenant l'heure de notre vol. Les tickets de bateau sont pris, l'hôtel est prévenu, il ne reste plus que deux malheureuses nuits. C'est peu.
Bon, nouvelle approche de la soirée, nous commençons à boire dans la chambre. Mais je sens que Martial et Lilou s'emportent sur l'ouzo. Pourtant les discussions vont bon train avec nos amis kangourou. L'heure tourne, il faudrait songer à manger. Il est déjà 23h30 et je n'ai pas appelé Manue. Merde.
Les Australiens nous donnent rendez-vous à « l'Underground », c'est leur dernière soirée. Lorsque nous quittons le restaurant, il est 1h30 et mes comparses sont déjà fait comme des rats ! A l'Underground, l'ambiance est sympa, sans plus, et nous faisons la pression pour changer. Et ça change. Direction le Slammer où nous sommes « accueillis » (mais c'est pas gratuit pour autant !) par des shots. Mais pas n'importe comment. Explication :
Le shot est un cul sec. Celui-ci est très peu alcoolisé, mais très sucré. Le port du casque est obligatoire. En effet, une fois le sirop bu, le barman, debout sur le comptoir, vous assène un violent coup de masse sur la tête, puis un deuxième et vous achève avec un coup de talon ! Je vous l'accorde, c'est barbare. Mais l'effet est radical. Pas de douleur, plus de jambe non plus. Et puis, ce n'est qu'une entrée en matière. Le Slammer est l'un de ces bars qui vous « offrent » un T-shirt après un petit défi de sept shots. Sept tequilas plus tard, j'ai mon souvenir de Ios. Mais PAS FACILE FACILE.
Bon, dernière nuit de Nick, impossible pour moi de craquer. Après un petit encas, nous nous rendons au « Mythos », nom de la bière grec et de ce simple bar où se retrouve tous les noctambules défoncés, fatigués mais heureux de Ios. Là, dans un état que je qualifierais de tertiaire, nous abordons absolument tous ceux et celles qui passent (et il y a du passage près de notre table, nous sommes assis près des toilettes !) toujours par la désormais sacro-sainte phrase : « Where do you come from ? ». C'est d'ailleurs à ce moment que je me suis rendu compte que si les Israéliens sont largement majoritaires sur l'ile, à cette heure et dans cet état, la palme revient aux Irlandais, suivis de peu par les Norvégiens.
Bon, s'en est trop. Il est 7h et nous nous faisons gentiment expulser. Impossible de descendre par les saintes marches. Nous faisons du stop et une seconde plus tard, un vieux bonhomme en coccinelle nous dépose très aimablement et GRACIEUSEMENT, au port. Quelques chants encore, pardon, grognements et je finis ma bière devant la porte de la chambre.
Au revoir Nick, rendez-vous à Paris. Bonjour les potes. Mais Martial, je ne pense pas que ce soit à ma vue, se lève brutalement et dans un râle de douleur et de rage, a la gentillesse d'arriver jusqu'aux toilettes pour rendre toute sa folie, et même un peu plus. Je ne saurais vous dire combien de temps cela a duré, c'est dans cette ambiance que je commence à rêver.
Publié par glsm à 13:24:32 dans Un certain voyage en Grèce | Commentaires (0) | Permaliens
Bien entendu, réveil douloureux. Non, pas la tête, l'estomac ! Il est presque 16h, et je ne suis pas encore parfaitement clair. Pour dire la vérité, je suis encore bourré ! Tous les trois réveillés, nous sommes prêts pour la plage. Mais Martial ne supporte visiblement plus d'être un bipède et replonge dans un sommeil réparateur. Lilou et moi allons nous reposer sur la plage. Peu de temps car le vent nous contraint à la fuite. Il faut préciser qu'il souffle extrêmement fort et non pas que nous soyons extrêmement faibles !
La soirée s'annonce vraiment difficile. Nous décidons tout de même de trouver un bon restaurant pour notre dernier soir au village. Coup de chance, nous en trouvons un superbe, déjà testé quatre années auparavant. Pourtant, l'ambiance n'y est plus. De notre côté, vous comprendrez pourquoi, mais également dans le village. En effet, depuis l'instauration de la taxe, Ios semble s'être vidé. Aussi, malgré quelques efforts, je jette l'éponge le premier, vers 1h30. Lilou et Martial me rejoignent dans un bar sur la plage et nous traînons les pieds pour aller nous coucher.
Publié par glsm à 13:23:34 dans Un certain voyage en Grèce | Commentaires (0) | Permaliens
« Voilàààà, c'est fini ... »
Allez, c'est parti, il faut payer. Nous avons compté 18 000Dr. par personne pour les neuf nuits. Nous appréhendons un « mauvais calcul » de la part de l'hôtel. Et ... bingo ! Mais surprise, l'hôtesse nous fait cadeau de trois nuits, soit 12 000Dr. chacun à débourser. Puis, prise d'un doute, elle nous interroge : « Vous êtes bien arrivés avec la promotion ? » ; « Absolument » ; « Combien devait-on vous offrir ? » ; « Trois nuits madame ». Bon, Martial a son passeport, allez on se casse ! Vite !
Bien, et maintenant, il n'y a plus qu'à attendre 22h20 pour notre bateau. Dur, mais beaucoup plus facile qu'à Héraklion. C'est Ios tout de même ! Nous dinons dans le restaurant aux serveuses physiquement parfaites sans décrocher un mot, de dépit. Elles s'en rendent compte et viennent nous voir (elles sont trois) pour nous dire combien nous leur manquerons et surtout de prendre soin de nous !!!!! C'était sans aucun doute pour nous remonter le moral, mais ça n'a pas eu cet effet...
Notre bateau arrive. Nous regardons notre île s'éloigner, l'ambiance est morne. Martial et moi sommes obligés de surveiller Lilou qui cherche un drapeau grec pour se pendre. La nuit va être longue puisque l'arrivée est pour 6h. Je m'endors sur le pont, alors que Martial et Lilou sont à l'intérieur. C'est la fin
Publié par glsm à 13:22:06 dans Un certain voyage en Grèce | Commentaires (0) | Permaliens
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